UNIVERS

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La cosmogonie chrétienne

La vision chrétienne de l'univers trouve ses racines dans les textes de l'Ancien Testament, dont les premières traditions orales remontent aux environs du Xe siècle avant notre ère, avant d'être couchées par écrit entre le VIIIe et le VIe siècle. Dans ce récit, l'univers n'existe pas par lui-même : il est le fruit d'un acte volontaire de Dieu. Au commencement, il n'y a que Dieu, et le monde est décrit comme un espace "informe et vide", parfois évoqué comme un abîme aquatique. La création se fait par la parole divine – Dieu dit, et les choses sont – ce qui donne au monde un caractère ordonné et bon. Dans cette conception ancienne, l'univers est souvent imaginé comme une structure à trois étages : les cieux au-dessus (la demeure de Dieu), la terre au centre (le lieu des hommes), et les eaux d'en bas ou le séjour des morts.

À partir du IIe siècle avant notre ère, sous l'influence de la pensée grecque, les communautés juives d'Alexandrie, comme celle de Philon, commencent à réinterpréter ces textes. Cette influence se poursuit dans le christianisme naissant. Au Ier siècle de notre ère, l'évangéliste Jean ouvre son texte en présentant Jésus comme le "Verbe" ou "Logos" qui était auprès de Dieu et par qui tout a été fait. Cette idée emprunte à la philosophie grecque l'image d'un principe ordonnateur, mais le christianisme l'incarne en une personne divine. Ainsi, pour les chrétiens, l'univers est une création unique, issue de la volonté et de l'amour d'un Dieu unique, dont la cohérence interne reflète l'intelligence du Créateur.

La cosmogonie sumérienne

Chez les Sumériens, qui s'installent en Mésopotamie au IVe millénaire avant notre ère, l'univers est conçu comme le résultat d'un processus biologique et d'une séparation. Les récits, dont on trouve des traces écrites sur des tablettes datant du IIIe millénaire, commencent par un état primordial : une mer intemporelle, personnifiée par la déesse Nammu. De cette mer naît une montagne cosmique formée de l'union du Ciel, un dieu nommé An, et de la Terre, une déesse nommée Ki.

C'est leur fils, le dieu de l'air Enlil, qui va véritablement organiser le monde en séparant ses parents. Il soulève son père pour former la voûte céleste, tandis que sa mère reste en bas. Lui-même s'unit ensuite à la Terre pour donner naissance aux éléments qui rendent le monde habitable : la lune, le soleil, et probablement la végétation et les premières créatures, avec l'aide du dieu des eaux douces et de la sagesse, Enki. Dans cette vision, l'univers n'est pas créé à partir de rien, mais il est issu d'une différenciation progressive à partir d'une matrice aqueuse. Chaque élément naturel est l'incarnation d'une divinité, et le monde fonctionne comme une grande famille divine dont les relations expliquent l'ordre des choses.

La cosmogonie chinoise

La pensée chinoise propose plusieurs récits, mais deux grandes conceptions se complètent. La première, de nature mythique, est le mythe de Pangu, dont les premières transcriptions écrites datent des environs du IIIe siècle de notre ère, bien que la tradition orale soit bien plus ancienne. Au commencement, l'univers est un œuf cosmique, un chaos primordial où sont mêlés tous les éléments. À l'intérieur de cet œuf, le géant Pangu grandit pendant 18 000 ans. À sa mort, son corps se fragmente pour donner naissance au monde : son souffle devient le vent, ses yeux deviennent le soleil et la lune, son sang forme les fleuves, et son corps devient les montagnes. L'univers est donc ici littéralement le corps d'un être primordial.

La seconde conception, plus philosophique, se développe à partir de la période des Royaumes combattants (Ve-IIIe siècle avant notre ère). L'univers, ou "Tout-sous-le-Ciel", est alors perçu comme un immense organisme vivant régi par des principes dynamiques. Tout est constitué d'un souffle vital, le Qi. Ce souffle se manifeste selon deux pôles complémentaires, le Yin (sombre, féminin, réceptif) et le Yang (lumineux, masculin, actif), dont l'interaction produit toute chose. À cela s'ajoute la théorie des Cinq Phases (l'Eau, le Feu, le Bois, le Métal et la Terre), qui ne sont pas des substances mais des processus en constante transformation. L'univers chinois est donc un système dynamique et harmonieux, où le Ciel, la Terre et l'Homme sont intimement liés et doivent rester en équilibre.

La cosmogonie grecque

La vision grecque de l'univers nous est principalement connue par des œuvres littéraires, notamment la Théogonie d'Hésiode, composée vers la fin du VIIIe siècle avant notre ère. Pour les Grecs, l'univers commence par un état premier qu'ils nomment le Chaos. Ce mot ne désigne pas un désordre, mais plutôt une "ouverture", un vide béant et indistinct. Ensuite apparaissent des entités fondamentales : Gaïa (la Terre), le socle solide et fertile, et Éros, le principe qui pousse à l'union et à la génération.

Gaïa enfante alors Ouranos, le Ciel étoilé, qui la recouvre entièrement. De leur union naissent les différentes générations divines : d'abord les Titans, puis les dieux Olympiens menés par Zeus. L'univers grec est donc le fruit de conflits et d'alliances au sein d'une lignée divine. Il existe d'autres versions : chez Homère (VIIIe siècle avant notre ère également), le couple primordial est formé par Océan et Téthys, les parents des fleuves et des sources. Dans les mystères orphiques, plus tardifs, l'univers émerge d'un Œuf cosmique. Mais dans tous les cas, le monde est conçu comme un "cosmos", c'est-à-dire un ordre beau et harmonieux, qui a émergé d'un état de chaos ou d'indifférenciation, et qui est organisé par et pour les dieux, avec les hommes comme spectateurs et acteurs à leur place.

La cosmogonie japonaise (shintoïste)

La vision japonaise de l'origine du monde nous est principalement connue à travers deux chroniques anciennes, le Kojiki (rédigé en 712) et le Nihon Shoki (achevé en 720), qui rassemblent les mythes fondateurs du shintoïsme . Ces textes, commandités par la cour impériale, ne sont pas seulement des récits religieux mais aussi des œuvres politiques visant à légitimer la lignée impériale en la rattachant directement aux dieux .

Au commencement, l'univers n'est qu'un chaos silencieux, une matière informe et huileuse, comparable à un océan primordial . Sous l'effet d'un mouvement spontané, les particules légères s'élèvent pour former le Ciel, appelé Takamagahara (la Plaine des Hauts Cieux), tandis que les particules lourdes et épaisses demeurent en bas pour constituer la Terre, encore molle et informe .

C'est dans ce Ciel que naissent les premières divinités, de manière spontanée et sans procréation. Ces kotoamatsukami (divinités célestes indépendantes) apparaissent et disparaissent aussitôt, se cachant à jamais . Parmi elles, trois occupent une place particulière : Ame-no-mi-naka-nushi (le Maître de l'Auguste Centre du Ciel), Taka-mi-musuhi et Kami-musuhi, connus ensemble comme les "Trois Dieux de la Création" (zouka sanshin) . Ils sont asexués et incarnent les principes générateurs de l'univers. D'autres divinités leur succèdent, dont certaines évoquent une pousse de roseau émergeant de la terre, symbole de germination et de vie naissante . Ces premières générations de dieux sont des hitorigami, des "dieux solitaires" nés d'eux-mêmes .

Vient ensuite la septième génération divine, marquée par l'apparition de couples de dieux frère-sœur. Le dernier de ces couples, Izanagi ("Celui qui invite") et Izanami ("Celle qui invite"), reçoit des dieux célestes la mission d'achever la création du monde . Debout sur le Pont Flottant du Ciel, ils plongent la lance céleste ornée de joyaux dans le chaos liquide. En la retirant, les gouttes d'eau salée qui retombent se coagulent pour former la première île, Onogoro . Ils descendent sur cette île, y érigent un pilier céleste et, après un premier rituel nuptial maladroit qui donne naissance à des enfants difformes, ils corrigent leur rite. Cette fois, c'est Izanagi qui parle le premier, et leur union est féconde . Ils engendrent alors les huit îles principales de l'archipel japonais, puis une multitude de divinités personnifiant les éléments naturels : les montagnes, les rivières, les vents .

Le récit bascule lors de la naissance du dieu du feu, Kagutsuchi, dont les flammes brûlent mortellement Izanami . Plongé dans le chagrin, Izanagi tente de la ramener du pays des morts, le Yomi. Mais il enfreint l'interdiction de la regarder et découvre son corps en putréfaction. Humiliée, Izanami le poursuit, et il ne doit son salut qu'en bloquant l'entrée des enfers avec un rocher. Elle lui jure alors d'étrangler mille personnes chaque jour, ce à quoi il répond qu'il fera naître mille cinq cents êtres humains, instaurant ainsi le cycle de la vie et de la mort .

Pour se purifier de son contact avec le monde des morts, Izanagi accomplit une ablution rituelle dans une rivière. De ses vêtements et de son corps naissent de nouvelles divinités. Et lorsque, enfin, il se lave le visage, trois divinités majeures apparaissent : de son œil gauche naît la déesse du soleil Amaterasu, de son œil droit le dieu de la lune Tsukuyomi, et de son nez le dieu des tempêtes Susanoo . C'est Amaterasu qui deviendra l'ancêtre directe de la famille impériale japonaise, scellant ainsi le lien entre le divin et le pouvoir terrestre . L'univers japonais est donc le fruit d'une genèse progressive : d'un chaos primordial émergent des dieux célestes, puis un couple divin façonne et peuple la Terre, et enfin, les forces fondamentales (soleil, lune, orage) naissent d'un rituel de purification, structurant à jamais le monde.

La cosmogonie hindoue

La conception hindoue de l'univers est d'une richesse et d'une complexité exceptionnelles, mêlant plusieurs récits qui se sont superposés et enrichis au fil des millénaires. Les premières ébauches se trouvent dans les hymnes du Rig-Véda, dont la composition est généralement située entre 1500 et 1200 avant notre ère. L'une des visions les plus frappantes est celle de l'"Hymne à la Création" (Nasadiya Sukta). Il y décrit un état primordial où il n'y avait ni être ni non-être, ni air ni ciel, ni mort ni immortalité. Seul existait l'Un (Tad Ekam), sans souffle, qui respirait par sa propre puissance. L'univers émerge de cet Un par la force du désir (kama), la première semence de l'esprit, qui établit le lien entre l'être et le non-être. Les sages, en quête de l'origine, l'ont cherchée dans leur cœur et ont trouvé ce lien. Mais l'hymne se termine par une question ouverte : les dieux sont venus après la création, qui sait donc vraiment d'où elle a émergé ?

Un autre hymne védique majeur, le Purusha Sukta, propose une vision différente : le monde est issu du sacrifice d'un être primordial, Purusha, le géant cosmique. Il est l'univers tout entier, passé, présent et futur. Les dieux le sacrifient, et de son corps démembré naissent les éléments du monde et de la société : son esprit donne la Lune, son œil le Soleil, son souffle le vent. Sa bouche devient les brahmanes (prêtres), ses bras les guerriers, ses cuisses les marchands, et ses pieds les serviteurs. L'univers est donc littéralement le corps d'un être primordial, dont l'ordre social est le prolongement.

À partir de la période des Upanishad (à partir du VIIIe siècle avant notre ère environ), une conception plus philosophique se développe, mêlée à l'idée de cycles cosmiques. L'univers n'est pas créé une fois pour toutes : il est perpétuellement créé, préservé et dissous selon un cycle sans commencement ni fin. Chaque cycle, appelé kalpa, correspond à un "jour de Brahmā", le dieu créateur. Durant ce jour, Brahmā déploie l'univers à partir de lui-même. Il émerge d'un œuf cosmique, l'Hiraṇyagarbha (l'Œuf d'Or), flottant dans les eaux primordiales. De cet œuf, il naît et procède à la création. À la fin du jour de Brahmā, l'univers est dissous et retourne à l'état indifférencié, où il demeure pendant la "nuit de Brahmā", avant d'être recréé à l'aube suivante. Ce cycle dure 8,64 milliards d'années, une durée qui reflète l'immensité du temps cosmique dans la pensée hindoue.

Parallèlement, d'autres courants, comme le shivaïsme, attribuent la création à Shiva, parfois sous sa forme de danseur cosmique (Nataraja) dont la danse rythmée crée, préserve et détruit l'univers. Dans le vishnouisme, c'est le dieu Vishnou qui, couché sur l'océan primordial, rêve l'univers. De son nombril émerge un lotus, et de ce lotus naît Brahmā, qui procède alors à la création détaillée. L'univers hindou est donc multiple dans ses explications, mais toujours conçu comme un cosmos ordonné, émergeant d'un principe divin unique ou d'un être primordial, et inscrit dans un temps cyclique infiniment long où création et dissolution se succèdent.

La cosmogonie amérindienne

Il est impossible de parler d'une seule cosmogonie amérindienne, tant les peuples autochtones d'Amérique du Nord sont divers, chacun possédant ses propres récits de création, transmis oralement de génération en génération depuis des temps immémoriaux. Leur conception de l'univers est généralement profondément ancrée dans le lien avec la nature et le monde des esprits. Nous pouvons toutefois dégager quelques grands types de récits communs à plusieurs cultures, en prenant garde à ne pas les uniformiser.

Chez de nombreuses nations du Nord-Est et des Grands Lacs, comme les Hurons-Wendat ou les Iroquois, on retrouve le mythe de la "Femme tombée du ciel". Dans ce récit, à l'origine, il n'y avait que le ciel habité par des êtres célestes. Une femme enceinte, souvent poussée par son mari ou par curiosité, tombe à travers un trou dans le ciel. Au-dessous, il n'y a que l'eau, peuplée d'animaux aquatiques. Des oiseaux la rattrapent et la déposent sur le dos de la Grande Tortue. Les animaux plongent alors tour à tour pour rapporter de la terre du fond des eaux. Le rat musqué ou le castor finit par réussir, déposant un peu de boue sur le dos de la tortue. Cette boue grandit et forme l'île de la Terre, que la tortue porte sur son dos. La femme céleste y met au monde des jumeaux, l'un bon et créateur, l'autre mauvais et destructeur, qui continueront à façonner le monde. Dans cette vision, l'univers est constitué de plusieurs mondes superposés (le ciel, la terre sur le dos d'une tortue, le monde sous-marin) et la Terre elle-même est un être vivant.

Sur les plateaux et dans les plaines de l'Ouest, le mythe du démiurge facétieux est répandu. Chez les Crows par exemple, le dieu-coyote (Old Man Coyote) joue un rôle central. Il existe parfois seul dans un univers vide, ou avec un compagnon comme le lièvre. Avec les pouvoirs qu'il tient du ciel ou de ses propres rêves, il façonne le monde, crée les humains à partir de boue ou de bois, et leur donne des lois. Mais il est aussi un être imparfait, vaniteux et lubrique, dont les bévues introduisent l'imperfection, la mort et le désordre dans le monde. L'univers est ici le produit d'une volonté créatrice, mais une volonté qui n'est ni toute-puissante ni parfaitement bonne, expliquant ainsi la présence du mal et de la souffrance.

Chez les peuples du Sud-Ouest, comme les Hopis ou les Navajos, la création est souvent conçue comme une émergence. L'humanité a traversé plusieurs mondes souterrains successifs avant d'émerger dans le monde actuel. Ces mondes antérieurs étaient imparfaits ou devenus corrompus, forçant les êtres à migrer vers le niveau supérieur grâce à l'aide d'esprits ou d'insectes. L'univers est donc perçu comme un espace à plusieurs strates, et l'existence est un cheminement vers un état d'équilibre et d'harmonie, concept central chez les Navajos sous le terme de hózhǫ́. L'homme n'est pas le maître de la création mais une partie intégrante d'un tout dynamique, où chaque élément (minéral, végétal, animal, humain, esprit) est lié et doit être respecté pour maintenir l'équilibre du monde.